Ces moments gênants…

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Aujourd’hui, j’ai envie d’aborder avec toi un sujet qui me tient à coeur. Je veux parler avec toi d’un sentiment que je ressens régulièrement : la HONTE! Alors attention, je te parle pas de la petite honte du style, je glisse sur un passage piéton devant toute une rangée de taxi et je m’étale lamentablement de tout mon long dans une flaque d’eau. Non, ça je t’en ai déjà parlé ici. Moi je te parle de la grosse hontasse! Tu sais les moments gênants où tu te dis « Pourquoi? Pourquoi??? » Ces instants où, en une fraction de seconde, tu envisages tous les algorithmes qui te permettraient de remonter le temps et d’effacer les 30 dernières secondes de ta vie.

Même les meilleurs d’entre nous ont des moments de faiblesse et se mettent parfois dans des situations gênantes… On connaît tous ça. Bon, il se trouve que je fais partie des personnes qui explosent les statistiques. C’est pas pour me la raconter genre « je sors du lot », mais je peux me vanter d’une certaine régularité dans le sentiment de honte. Au début, tu te mets dans des états pas possibles en mode « mais pourquoi j’ai fait, ou dit ça? Ma vie est foutue! Je sortirai plus jamais de chez moi! » (#prisederecul). Et puis, à force de te taper la honte, le temps qui s’écoule entre le moment gênant et celui où tu arrives à en rire se réduit considérablement.

Alors personnellement, si je devais classer mes moments honteux, ils se résumeraient en trois catégories:

Première catégorie: Le moment où tu fais un truc qui fallait pas…

C’est le moment où tu agis! Personnellement, mon action gênante à toujours un rapport avec la nudité. Eh oui, va savoir pourquoi, je me retrouve souvent à poil devant des gens. En soi, c’est pas si gênant que ça si c’est volontaire et que la personne concernée est consentante à me voir comme ça. Mais ça devient plus problématique s’il n’y a aucune raison à ma nudité et si la personne à qui j’offre ce (magnifique) spectacle n’a rien demandé. Je sais ce que tu te dis… Comment elle peut bien se retrouver à poil aussi facilement? Ah ben c’est pas si compliqué. Pour résumé, les raisons peuvent se résumer à deux facteurs : le facteur « pas de chance » et le facteur « incompréhension ». Tu comprends toujours pas? Je vais te simplifier la tâche en te donnant trois exemples pratiques:

Premier exemple : Le cas « Let it snow »

Première année en région parisienne. En bonne sudiste qui se respecte, je deviens une grosse gamine dès qu’il se met à tomber trois flocons (#boucheouvertepouravalerunflocon).

Un matin, mon chéri s’apprête à partir travailler quand il s’aperçoit qu’il neige. Connaissant ma passion météorologique, il m’appelle depuis le palier de la porte de notre appartement situé en rez-de-chaussée (détail important) en me disant: « Viens vite! Il neige!!!! »

Moi, encore endormie, j’entends le mot « neige », je me précipite hors du lit pour voir les précieux flocons!! Mais ce que j’ai vu en premier ce n’était pas la neige… C’était le pote de mon chéri qui était venu le chercher et qui se trouvait dans l’encadrement de la porte! J’ai pas bien aperçu le paysage enneigé parce qu’à peine sortie de la chambre, j’ai vu son pote rougir, j’ai pris conscience que j’étais en petite culotte (et QUE en petite culotte) et j’ai entendu la voix de mon homme dire : « c’est moi où elle était à poil??? » Voilà, voilà…

Deuxième exemple: Le cas de la pause pipi in the wild

Tous les ans, ma famille se réunit pour ramasser les olives des nombreux oliviers de mes oncles. L’ambiance est sympa, le décor magnifique bref, c’est plutôt cool. Ça fait très longtemps que je n’y suis pas allée, mais la dernière fois restera gravée dans ma mémoire. Enfin… c’est surtout l’instant où je suis allée faire pipi qui me reste à l’esprit.

Pour te situer l’action, ça se passe dans la campagne, dans un coin complètement perdu où on est censés être entre nous. Tu y es pour la journée, donc si tu as envie d’aller au petit coin, tu fais pas ta princesse et tu te débrouilles pour faire tes besoins dans la garrigue.

Alors autant te dire que déjà, en soi, je supporte pas ça! Mais là, j’étais coincée et je me suis dit que je n’avais qu’à m’éloigner un peu, me cachais entre les arbres, derrière un buisson, et hop, ni vu ni connu ma vessie serait soulagée. Je suis donc partie d’un pas décidé le plus loin possible de toute ma famille pour être sûre d’être tranquille. Ce n’est qu’une fois en position de faiblesse (comprendre : accroupie et dépourvue de sous-vêtement) que je l’ai aperçu… Un putain de joggeur!!!!!!! Sans déconner, combien de chance j’avais pour qu’un connard de joggeur vienne courir à cet endroit-là, perdu dans la montagne, à ce moment précis et se retrouver nez à cul avec moi??? Combien? Autant te dire que ça m’a encore plus bloquée avec l’idée d’uriner dans la nature…

Troisième exemple: Le cas à l’internationale

Là c’est toujours pas de ma faute et j’ai un témoin. Enfin, deux témoins, mais l’autre n’a toujours pas compris, je pense… Avant d’accoucher, je suis allée voir l’anesthésiste de garde de l’hôpital pour parler péridurale et autres détails sympas! Le souci c’est que ce médecin avait un accent bulgare EXTRÊMEMENT prononcé… Mais quand je te dis « extrêmement prononcé », c’est pas une exagération! Je pense que si la scène avait été filmée, il aurait fallu un double sous-titre : un pour comprendre ce qu’il disait et un, pour traduire les regards que le futur papa et moi nous nous échangions.

Ces sous-titres auraient sûrement donné quelque chose comme ça:

L’anesthésiste : Essayez-vous souplé? (en m’indiquant la table d’auscultation)

Mon regard à destination de mon homme : Qu’est ce qu’il a dit? Je fais quoi? Je me déshabille? C’est ça?

-Regard de mon homme : Je crois ouais, mais je suis pas sûr?

Moi en train d’enlever ma robe: Il a dit « Essayez-vous » et tout le monde veut me voir à poil depuis 7 mois, ça peut que vouloir dire « déshabillez-vous » non?

L’anesthésiste qui me fait signe de m’arrêter et articule: Non madame, « Asseyez-vous » souplé?

Deuxième catégorie: Le moment où tu dis un truc qui fallait pas à la personne qui fallait pas…

L’autre moment de honte que je connais régulièrement c’est celui où je me rends compte que j’ai pas tourné ma langue assez de fois dans ma bouche avant de l’ouvrir!

Bon, je t’épargne les moments gênants où je laisse échapper un « putain » ou « merde » devant un supérieur hiérarchique. Je passe sur ces bourdes parce qu’elles ne représentent absolument rien comparé à ce que j’ai fait l’an dernier…

Pour te situer le contexte, je venais de regarder la vidéo d’une présentation scientifique d’une fille que je n’avais pas vraiment appréciée (pas la fille, sa présentation). En gros, j’avais trouvé qu’elle avait axé son argumentation sur son physique et son appartenance au sexe féminin en la jouant hyper sensuelle en mode « je passe ma vie à me caresser le bras » (mais vraiment!!).

Ma directrice de thèse arrive dans mon bureau et demande à mes collègues et moi ce que nous avons pensé de cette présentation. Je lui réponds que « franchement j’ai pas accroché » et quand elle m’a demandé pourquoi, je m’entends encore lui répondre : « Ben, ça fait pas sérieux. La fille se touche pendant 10 minutes quoi! »

Je n’ai su qu’après ce que signifiait l’expression « se toucher ». Ah oui, je t’ai pas précisé, mais je suis assez naïve… J’ai appris le sens de cette expression qu’après avoir vu ma directrice éclatée de rire et qu’un collègue m’ait dit : « c’est pas vrai. Tu viens pas de dire ce que tu viens de dire? Tu sais ce que ça veut dire « se toucher » quand même non? » Et voilà comment j’ai parlé masturbation avec ma directrice de thèse…

Troisième catégorie: Le moment où tu comprends pas…

La dernière situation de honte dans laquelle je me retrouve régulièrement est celle où tu comprends pas ce qui se passe ou ce qu’on te dit.

Par exemple, un de mes moments gênants les plus célèbres (autrement dit, celui que ma soeur ne se lasse pas de raconter à tout le monde et ce, plusieurs fois) c’est typiquement un moment où j’ai pas compris… J’ai pas compris ce qu’on me disait, j’ai pas compris la tête de mon interlocuteur. Bref, j’ai pas compris tout court quoi!

Je retrouvais ma famille pour un baptême et je me suis retrouvée face à une femme sans me rappeler de son nom (ni même mon lien de parenté avec elle). Elle, en revanche, avait l’air super contente de me voir, elle tend les bras vers moi et me fait la bise en me disant : « Anaïs!! ». Bon, raconté comme ça, tu comprends sûrement qu’elle me saluait, mais dans le feu de l’action, j’ai compris qu’elle se présentait. Du coup, moi, hyper spontanée je lui réponds : « c’est dingue!! Moi aussi je m’appelle Anaïs !! » C’est à son regard que j’ai compris que j’avais pas compris…

Et enfin, le dernier en date a eu lieu la semaine dernière. J’étais chez mes beaux-parents. C’était juste avant le diner. Je jouais tranquillement avec ma fille dans les escaliers (oui je suis une maman pour qui la sécurité importe beaucoup!) quand j‘entends une voiture qui se gare devant la maison. Je savais que son père devait arriver d’un instant à l’autre et j’ai donc cru que c’était lui.

J’entends sonner à la porte super fort comme il a l’habitude de faire pour agacer ses parents. Du coup, confortée dans l’idée que c’est lui, je vais à la porte, je l’ouvre sans même le regarder pour retourner vite jouer avec ma fille et c’est là que dos à la porte je lance un : « C’était ouvert tête d’ail!!! » (tête d’ail étant une insulte affectueuse dans ma famille). Bon, comme tu t’en doutes c’était pas lui, mais la livreuse de pizza qui a éclatait de rire tout en me disant qu’elle était désolée, mais qu’elle préférait sonner quand même…

Et toi? La honte tu connais??

Des bisous

Anaïs

 

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2 thoughts on “Ces moments gênants…

  1. Bonjour,

    Je m’appelle Marine, je suis en école de journalisme et je collabore en même temps sur des sites et blogs afin de démontrer mes compétences journalistiques et rhétoriques et pouvoir obtenir un poste dans la com ou pour un journal local, écrire sur internet me permet de prouver mes capacités. J’écris sur les thèmes du voyage, de l’actualité, de la culture, de la beauté, du bien-être et du sport.
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    J’ai en ce moment quelques idées intéressantes d’articles que vos lecteurs pourraient apprécier.

    Dans l’attente de votre retour,

    Cordialement,

    Marine

    1. Bonjour Marine,

      Malgré le temps qui s’est écoulé depuis votre message (pour cause de longue pause du blog), je prends aujourd’hui le temps de vous répondre. Merci de votre proposition mais ce site est « ma » parenthèse et je resterai la seule personne à publier sur ce blog. Bon courage pour vos études. AnaÏs

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