RIDICULE…

 

RIDICULE

 

Après le franc succès remporté par l’épisode du pied traversé par une fourche sur ma page Facebook (si tu ne l’as pas lu, voici le lien,), j’ai décidé de partager avec toi une prise de conscience que j’ai eue ce matin: « le ridicule me suit même dans la douleur ».

Je t’explique. Hier, comme tu le sais depuis que tu as lu ma page Facebook, je me suis traversée le pied avec la dent d’une fourche. Normal.
Je suis restée digne. Je n’ai pas hurlé. J’ai retiré la fourche (parce que la laisser, ça n’aurait pas été pratique au quotidien). J’ai retiré ma botte trouée. J’ai jeté ma chaussette trouée et ensanglantée. J’ai sautillé jusqu’à la salle de bain. J’ai hurlé à mon homme de me donner une serviette. J’ai nettoyé et désinfecté la plaie tout en négociant avec ma fille pour qu’elle lâche la serviette que son père m’avait donnée en lui expliquant que je m’en foutais que rouge soit sa couleur préférée et que j’avais besoin de cette p…. de serviette rouge.

J’ai surtout dû prendre sur moi quand mon homme m’a sorti la phrase qu’il ne fallait pas me dire: « t’es vraiment une bourrine quand même! » Je l’attendais cette phrase! Je savais qu’elle arriverait à un moment donné. Je savais aussi que quand je parlerai de cette anecdote à mon père, j’aurais droit à sa tête de « mais c’est pas possible… Tu le fais exprès ». Pour visualiser: il dit rien, il hoche la tête en pinçant un peu le coin de la bouche. Ça a l’air de rien comme ça, mais crois moi, c’est énervant…

Bref, ce matin, je  chantais à tue tête « subeme la radio » dans ma voiture en me prenant pour la plus convaincante des bilingues conduisais tranquillement quand j’ai pris conscience que: c’est vrai, je suis une bourrine! En fait, j’ai réalisé que, non seulement je suis une grosse brute, mais aussi que j’ai un taux d’accident à la con à mon compteur qui est probablement anormalement élevé pour une fille de 30 ans. Oui, l’espace de 5 minutes, je me suis remémoré les histoires plus débiles les unes que les autres de toutes les fois où je me suis fait mal depuis que je suis petite.

Anaïs, 4 ans: j’ai un souvenir assez clair de la fois où je me suis explosée la mâchoire quand j’avais 4 ans. Je me revois au collège de ma soeur. On était venus pour voir la vidéo de son voyage je sais pas où. C’était pas la vidéo qui m’intéressait. Moi j’avais une seule pensée, un seul objectif, une seule obsession: arriver à faire comme un copain de ma soeur qui venait de s’assoir, normal en toute détente, sur une table. Dit comme ça, ça paraît pas un projet fou, mais quand on fait 1m15 c’est tout un challenge.
Mais rappelle-toi, je suis une meuf têtue! Du coup, ni une ni deux, et sans que personne ne s’y attende, je me suis mise dos à la table, j’ai pris appuie des deux mains, j’ai sauté… Tu devines la suite?

J’ai sauté, j’ai basculé en avant et je me suis éclatée comme une merde sur le sol. C’est ma bouche qui a tout pris!

Résultat: on m’a appelé « dent tordue » à l’école primaire et j’ai eu un appareil dentaire en 6e.
Bon, tu me diras, c’est débile comme accident, mais j’avais 4 ans. C’est excusable.
Mais ça s’est pas arrêté là.

Anaïs, 11 ans: brossage de dents un peu trop appuyé… Bon, OK « vraiment trop appuyé ». J’ai cassé ma brosse à dents en deux et je me suis ouvert la joue (en forme croissant de lune) parce que mine de rien, une brosse à dent cassée, ça coupe.

Anaïs, 12 ans: jet de dissolvant dans l’oeil. Résultat: je sais plus combien de vaisseaux éclatés. Manque de bol, c’était l’époque où Lââm avait repris « Je veux chanter pour ceux ». Tu vois pas le rapport? Mon meilleur ami si. Il a passé deux semaines à me chanter cette chanson surtout le passage « et qui ont dans leurs yeux, quelque chose qui fait mal, qui fait mal…. »

Anaïs, 14 ans: je me souviens pas grand-chose des études de mon frère à part peut être la boule de papiers géante qu’il avait fabriqué en première année de médecine. Je me souviens plus très bien, mais je crois que ce genre de boule était destinée à être jetée sur les primants ou un truc comme ça. Bref, je me souviens surtout d’un après-midi d’ennui où mon frère et moi jouions à nous lancer cette balle.
Plus précisément, il avait la balle, je tenais une corbeille à papier en guise de panier de basket, et après on inversait en envoyant la corbeille à papie à l’autre et vice versa. Tout se passait bien. Y avait une bonne ambiance jusqu’à ce que cet enfoiré décide de m’envoyer la corbeille à papier sans me prévenir.

Bien sûr, je regardais pas. Bien sûr, ça a fini dans le sang. Je sais pas ce qui était le plus ridicule: quand je suis partie à la cuisine chercher un glaçon persuadée que j’avais simplement une bosse alors que mon arcade sourcilière pissait le sang ou quand j’essayais d’expliquer à ma mère que « c’était rien. On s’amusait! » alors que (encore une fois) je pissais le sang.
J’y pense tous les jours quand je dois combler le trou de mon sourcil droit.

Anaïs, 15 ans: J’ai voulu faire du sport… L’accident bête. Réception d’un ballon de volley: fracture de l’index et double fracture du majeur. Comment j’ai fait? Personne n’a jamais compris…

Anaïs, 16 ans: premier job d’été à la mairie de mon village. Quelle tâche passionnante que celle d’arracher les plantes qui poussent sur les trottoirs. Du coup, c’est sûrement pour mettre un peu de piment que mon responsable de l’époque a décidé de se servir d’une débroussailleuse pour enlever quelles touffes dans un endroit où l’herbe était massivement moins présente que les cailloux.

On était trois saisonniers derrière lui. Devine qui s’est pris un caillou envoyé à toute vitesse par la débroussailleuse à 3 centimètres de l’oeil? C’est bibi!!!

Anaïs, 17 ans: je suis serveuse pour l’été. Je coupe une tranche de pain… Ah non, au temps pour moi, ça c’était mon doigt! Et voilà comment on se retrouve avec 4 points de suture et une cicatrice crantée (la faute aux dents du couteau à pain) sur l’index.

Anaïs, 21 ans: je suis receveur péager à l’autoroute. C’est un nom qui claque pour dire que je suis dans les cabines de l’autoroute et que je fais payer les gens… Quelques jours de grand vent durant lesquels je ferme la fenêtre après les passages des voitures. Ce mouvement répétitif m’a valu 5 séances de kiné pour une contracture au dos… RIDICULE.

Anaïs, 28 ans: belle journée, beau projet, on part ma soeur, mon beau-frère, mon homme et moi faire une randonnée sous marine dans les Pyrénées Orientales. Soleil, mer, la famille, tout va bien. Enfin, tout va bien jusqu’à la pause déjeuner et plus précisément, au moment où je me suis assise… plein fer sur un CACTUS! Cte douleur!!!!

Comme quoi, la fourche, c’était dans le droit fil de ma life…

Des bisous,
Anaïs

 

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2 thoughts on “RIDICULE…

  1. Bon ben ça fait du bien de rire après une journée de m… même si la plupart des anecdotes, je les connaissais, sauf celle d’hier, je l’avais manqué celle là. Tu as oublié la fois où tu as mis les pieds dans les rayons du vélo et que tu n’as plus voulu poser le pied par terre pendant je ne sais pas combien de temps ( tu avais dans les 2 ans…). Précoce!

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